26 janvier 2009

takes me nowhere

I hate this rebound thing.

Je n'ai rien demandé, je n'aurais rien demandé, je n'aurais rien poussé, c'est pas mon genre de m'accrocher quand on me dit de pas espérer, que vu les circonstances, c'est pas vraiment quelque chose qui va arriver, même si... Ça ne m'intéresse pas d'être celle qui s'accroche désespérément, d'être le poids à traîner, vraiment, ça ne m'intéresse pas. Alors j'ai dit ok. Rien à foutre du reste, j'avais rien demandé, j'attendais rien. Et trois semaines plus tard, c'est moi qui pleure, même si je n'ai toujours rien demandé, rien poussé. Merde, ça fait mal. J'ai bien mille lignes de défense avant cette zone-là. Mille lignes à franchir, mille pas à faire, les pas que je ne fais pas, et surtout pas quand c'est comme ça. Il a poussé, il a fait avancé les choses. J'ai suivi, jusqu'au milieu, jusqu'à ses lèvres sur les miennes, sa main sur ma cuisse, son odeur, j'ai suivi, parce qu'il m'y emmenait. How did we get so tangled up? J'ai dit t'es pas clair, je suis pas certaine de comprendre. Il a quand même foncé, jusqu'au milieu. La zone où je sais pas dire "non" parce que je pense que c'est quelque chose de bien et que je ne veux pas que ça arrête.
Je suis certaine d'avoir une bonne partie de la réponse, c'est bien le pire. Je savais déjà un peu, il avait dit que c'était pas pareil, alors j'ai baissé ma garde. J'aurais préféré n'importe quoi, une raison merdique, stupide. J'aurais préféré rien du tout. Parce que maintenant, je ne peux pas juste couper les ponts.

Je veux que ça continue comme avant. Je sais pas si j'ai répondu. Avant quoi? Il n'y avait rien avant, on n'était même pas amis. Alors je suis pas mal perdue. Fermer les yeux, et hop, continuer...Faire semblant de rien, essayer d'effacer les images, les mots, les sensations. J'ai pas trouvé le bouton reset pour ma mémoire. Ctrl + Alt + Deleted, reset my memory. Bonne blague. Le liquid paper ne marche pas non plus.

J'aurais voulu dire autre chose. Je laisse pas les gens se rendre jusque-là facilement. Le premier qui ne soit pas une connerie depuis tellement longtemps. J'ai pas mal à l'orgueil, je ne l'ai pas laissé faire parce que je pensais que je ne méritais pas mieux, je pense que c'est la première fois depuis les antidépresseurs. Alors, oui, ça fait mal. Je ne m'attache pas comme ça facilement.

J'ai pas bien dormi, j'ai une migraine, que je dis.

So how do I fix myself up now? Un pied devant l'autre, j'imagine...

Posté par pneumonie à 12:18 - Commentaires [3] - Permalien [#]


Commentaires sur takes me nowhere

    cette fois-ci, les phrases ne sont point barrées

    Posté par Jef (20six), 26 janvier 2009 à 12:36 | | Répondre
  • Et ça t'a menée jusqu'où ce pied devant l'autre ?

    So far so good, j'espère.

    Posté par 4´, 20 avril 2009 à 11:52 | | Répondre
  • peut-être à 3000 km de chez moi en septembre.
    j'espère.
    je croise les doigts. et on verra. life is good.

    Posté par pneumonie, 21 juin 2009 à 20:33 | | Répondre
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